"La mère de l'amour eut la mer pour berceau" P de Marbeuf

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Roman

Tommy Wieringa
La maison engloutie
 
Si vous aimez les histoires dures comme on savoure le café fort, ce roman peut vous convenir.
La nostalgie et la tristesse font entendre leurs musiques déprimantes tout au long de l'histoire. Le héros projette sa douleur et promène son mal-être; un amalgame réussi de style et de récit. Sorte de film des années cinquante, en noir et blanc, trompette bouchée et milieux interlopes.

Ludwig Unger est rappelé dans la région de son enfance, au sud ouest de Londres, pour enterrer Warren, mari de Catherine et ex de Joanna. Sans importance. Il y a vécu avec sa mère dans une maison menacée par les eaux. Il retrouve ses connaissances, rencontre Linny à qui il confie son flashback. Nous en profitons également.

Pianiste de bar, mère actrice de pornos, père absent, Ludwig nous raconte sa longue quête de cette mère souvent absente et d'un père disparu dans la nature depuis un bon moment.

Il fait, certes, une rencontre qui lui donne un peu de bonheur, celle de Sarah, femme engagée et donneuse de tendresse.

La maman fait son come-back au cinéma et redevient l'actrice porno du moment. Ils vivent dans des palaces. Sentiment ambivalent: Ludwig est plein de honte et d'amour. Il transfère cet amour sur des femmes riches et vénales, en vain. Il ne s'attache pas.

Mais la maladie menace sa mère: un crabe non comestible et envahissant. Pourrait-il avoir raison de cette femme toujours belle et attirante?

On laisse ce livre avec un goût amer dans la bouche tandis qu'au loin le père ne sait pas que son fils le cherche. Et s'en fiche.

Bibliothèque d'Agnez-Les-Duisans

Publié le: Mercredi, 10 Octobre 2012