In cauda venenum

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Roman

  Livre

 

Karin Hann

Les Venins de la Cour

 

Et le lecteur ferme le livre en poussant un soupir : déjà ! On vient de terminer Les Venins de la Cour de Karin Hann. L'opus précédent, Les lys pourpres, nous avait happé. Cette fois, c'est à l'époque de Louis le quatorzième que se situe ce roman.

Eloïse de Mergenteuil, jeune femme en capacité d'entrer dans le monde, y est introduite par La favorite de Louis XIV, Mme de Montespan. Elle doit, comme tout un chacun, se marier : elle épouse Enguerrand de Vermonfort. Mal lui en prend !


La voici en proie à ce mari trop "mignon", habitué des salons de Monsieur, frère du roi, Philippe d'Orléans. Elle subit les parties fines de cet époux dépravé.
Autour d'elle, commence l'hécatombe au point qu'on se demande si elle n'a pas aidé ces gens à rendre l'âme. Eloïse serait-elle compromise ? La vie à la Cour est empoisonnée, elle aussi, par des affaires de... poisons. On fait la connaissance de la Voisin et de ses sombres amis. De la Reynie, premier flic de France mène l'enquête, aidé de Desgrez, et remonte cette filière du crime organisé. Sous la Question, les prévenus avouent et finissent au bûcher.
On rencontre tous ces personnages que notre lointaine scolarité a évoqués: Le Grand roi, son "bon vouloir" et ses nombreuses favorites ; Mme de Montespan, charmante, désolée, peut être dangereuse, Louvois et Colbert en concurrence et tant d'autres. On devient familier de ces personnages dans ce mélange subtil de réalité et de fiction. Les pages défilent, avidement, jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus, hélas !
Ce roman est instructif comme un livre d'Histoire, palpitant comme un roman policier, captivant comme un roman d'aventures et enfin envoûtant comme un roman d'amour... le tout en un.
Eloïse, apaisée, voguera vers des cieux plus cléments. Enfin !


Alain Dagnez

Publié le: Mercredi, 22 Janvier 2014