"Bon Dieu ! Mais... C'est bien sûr !"

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Roman

  Livre

 

Hélène Clerc-Murgier

Les abbesses

 

Rien de tel, en été, qu'un bon livre. Un air de polar et votre langueur estivale s'émoustille. Un zeste d'Histoire et vous voilà comblé... Vous engagez votre lecture...

Au XVIIème siècle, au début du règne de Louis XIII déjà, on assassine et pas n'importe comment. Les victimes sont marquées d'une croix sur le ventre. Jacques Chavassut, lieutenant criminel, est chargé de l'enquête et il est secondé en cela par Pierre Boivin. On trouve un coupable qui est envoyé à Montfaucon nourrir les corbeaux.

Mais l'ami Pierre, alors que les meurtres se poursuivent dans les mêmes conditions, disparaît. Singulièrement, il a acheté une épinette, instrument en vogue à l'époque. Quel lien avec l'affaire, pourquoi n'en a-t-il pas déféré à son supérieur ? Peu après son épouse, elle aussi, disparaît. En outre, épisodiquement, dans des chapitres intercalés, on suit les conversations ésotériques de personnages aux discours abscons, à la recherche du secret de la pierre philosophale. Alchimistes en herbe aux noms inconnus, sous la férule de leur Maître, Hugo Van der Meir. Le mystère s'épaissit au fur et à mesure et les passages narratifs et descriptifs s'entremêlent. Hélène Clerc-Murgier nous raconte le Lieutenant en action dans les souterrains de l'église de Montmartre et dans le même temps, elle nous livre de belles descriptions qui ralentissent notre soif d'action. La vérité n'est pas simple à comprendre. Parfois l'intrigue se complique à plaisir comme si l'auteure voulait nous perdre. En musicienne, elle nous offre une symphonie tarabiscotée. Nous ne verrons pas les abbesses. Seule une d'entre elles, mêlée à l'affaire, fera une apparition remarquée. A un moment, l'Histoire rejoint le polar. Il est question de Concini l'infâme, de la Galigaï la sorcière, de Richelieu le Cardinal et de Marie de Médicis mère du roi et ses joyaux.

On a passé un moment peu désagréable. Toutefois, en été, le lecteur alangui n'aime pas trop qu'on lui complique la lecture car la paresse est de saison.

Alain Dagnez

Publié le: Mercredi, 10 Septembre 2014