"Elle file, file, file, file..." Frank Alamo

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Roman

  Livre

Simonetta Greggio

La douceur des hommes

Certains livres, lors de leur parution, vous ont attiré, d'autant plus que leur titre ne manquait pas de flatter votre ego masculin, comme une réalité peu reconnue. Fortuitement, vous rencontrez à nouveau cette première de couverture et cette fois, vous investissez le roman...

On assiste au tout début à la crémation de Fosca, vieille amie de la narratrice, Constance. Tout le roman consiste en ce long récit d'amitié, flashbacks de la vie de Fosca, avec retour vers le présent. A l'orée de leur rencontre, elles sont entre France et Italie et la route défile, dans le récit, les hommes aussi. Orpheline toute jeune, Fosca est élevée par ses tantes. Bientôt les hommes vont la prendre en charge comme Nigel puis Jules. Camillo en devient le mari puis surgit Olivier, le jardinier pour faire l'amant de la lady.

Et on alterne entre présent et passé au point que parfois, on se perd. Sont-ce les souvenirs de Fosca ou de Constance ? Les amants font également de l'alternance, le mariage est en CDD, volatil. Puis, on revient à un passé post mortem où Constance découvre des lettres et du courrier de la défunte à classer. Entre alors en jeu Samuel qui fait des détours très longs avec Clotilde au grand dam de Fosca. A l'heure de sa mort, Fosca, fiévreuse, fait un voyage onirique, sorte de descente aux enfers, au royaume d'Hadès, à la rencontre de ces amants-là.

Peut-être avons-nous mal lu. Peut-être n'est-ce pas assez bien construit pour un lecteur rétif, en mal de la douceur promise, jamais advenue. Ce roman peut plaire l'été, en oisiveté mais il n'a pas comblé votre serviteur qui apprécie les alliances méthodiques.

Nous ferons sans doute d'autres rencontres fortuites avec d'autres premières de couverture où la douceur des hommes sera mieux comprise...

 

Alain Dagnez.

 

 

Publié le: Mardi, 12 Mai 2015