Un cavalier qui surgit hors de la nuit...

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Roman

  Livre

François Cérésa

Le lys blanc

Marie-Antoinette, jeune fille de Pornic, enfant de Maître Reynaud et de Maman Berthe, est insouciante en cette année 1789...et cela est bien de son âge. Elle doit se rendre au château pour rendre un service et bien mal lui en prend car en sortant, elle croise par erreur, le chemin du seigneur des lieux, le Comte de la Rose-Pitray et quelques-uns de ses compagnons de beuverie...

Elle subit les pires outrages pour en rester marquée durablement. Elle rentre chez elle, penaude, porteuse d'une vie imposée, celle de Maxime. Alors, plus rien, sauf la honte, ne la retient ; elle part pour Paris où la Révolution s'est levée. Elle est logée chez la Mère Poyet, sorte de sorcière aux pieds crochus. Elle lie connaissance, alors qu'elle travaille comme serveuse, avec les hauts personnages de cette époque, Danton, Marat, Robespierre et surtout Olympe de Gouges, rencontre idéologique autant que physique, mais aussi Thérouanne de Méricourt. Elle découvre également les horreurs du temps et rien ne nous est épargné. On tue, on étripe, on condamne pour des motifs peu judiciaires. Trop dur pour Marie qui ne veut plus s'appeler Antoinette, prénom connotée souveraine.

Proche du nouveau pouvoir, elle est envoyée là où elle vécut précédemment pour devenir agent double de la République naissante. Sur place, elle tombe amoureuse d'un beau capitaine, Louis et se trouve sous la protection de Joseph au sabre clair. Marie est souvent prise d'amour.

Les batailles font rage, les rencontres avec les chefs de la chouannerie se succèdent (Charrette, Gathelineau et La Rochejacquelein). Elle fait des allers-retours entre l'un et l'autre camp. Elle retrouve son comte violeur au bord de l'échafaud, recherche les autres compagnon et tombe sur le second larron de beuverie et de stupre, le marquis de Leradec. Il en aura des regrets. Et Voici le Lys Blanc en rôle-titre. Mais qui se cache derrière cette appellation masquée ? Il manque un visage à cette fleur royale et Marie en est intriguée.

Si l'aventure est haletante, sa construction semble chercher sa route au fur et à mesure du récit. Nous sommes étonnés par des expressions qui sentent bon notre siècle : "sauter comme une puce", lit-on quelque part. On se dit,en fin de la lecture, que bientôt nous retrouverons tous ces personnages. Si l'auteur veut bien avec notre consentement.

A suivre... Sans doute !

Alain Dagnez

Publié le: Mercredi, 28 Octobre 2015