"Console-toi, tu ne me chercherais pas, si tu ne m'avais trouvé." Blaise Pascal

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Roman

  Livre

Eric-Emmanuel Schmitt

La nuit de feu 

Quand vous partez en voyage, vous réservez vos billets dans une agence et en route, c'est simple, aussi simple que le retour ! Randonnée sans risques. Mais, si vous êtes à la recherche d'un périple qui vous apportera des réponses aux questions existentielles que vous vous posez, alors, prenez le chemin du désert...

 

Eric-Emmanuel Schmitt raconte son expérience hors de l'ordinaire, la préparation d'un film avec un ami, Gérard, prétexte à ce déplacement en terre inconnue. Moussa l'accueille, il part pour Tamanrasset. Connaissez-vous Tamanrasset ? Mais si, le Père de Foucault, cet ancien viveur, converti du désert, avec ses yeux brûlants de foi, un coeur sur la poitrine, assassiné par l'un des siens...

A l'hôtel, en Algérie, le confort est spartiate pour l'européen de base, cafards garantis. Vous rencontrez les compagnons de l'expédition, Donald, l'Américain qui fera nounou et intendant et puis, Abayghur, le touareg, à votre service et les autres. Ils vont de regs en ergs, de bivouacs en campements. Ils découvrent le désert, ses secrets, ses serpents, son silence et son immensité. Eric-Emmanuel est disponible.

Et puis, un jour, il fait le bravache, le « plus malin que les autres » et part seul, sûr de sa science de l'orientation et se perd dans le Hoggar. Plus de repères, plus d'amis, seul avec soi-même et l'eau qui manque, le froid qui transperce et l'immensité qui effraie. Il se croit perdu. Il se retrouve face à face avec Dieu ou quelque chose comme ça, une expérience unique et incommunicable. Il ressent Dieu plus qu'il ne le voit, la foi désormais l'habite. On lit avec avidité ces pages qui relatent la rencontre.

Peu importe si le lendemain il retrouve le reste de la troupe, grâce à cet ange du désert qu'est l'homme en djellaba bleue, les autres sont restés identiques à eux-mêmes, surs de leur athéisme ou entêtés dans leur foi, ou coincés dans leurs petites habitudes. Eric-Emmanuel est seul avec Dieu, bouleversé. Il rapporte un souvenir éternel. En fait de voyage, c'était un pèlerinage.

Ce récit, transcrit bien après les faits, est étonnant. Ceux qui y adhèrent vont admirer cette démarche de foi, en tête à tête avec « Celui qui est », qui n'appartient à aucune chapelle, surtout pas ! Et ceux qui n'adhèrent pas devront reconnaître la sincérité du voyageur, de l'écrivain, de l'homme à qui le Christ aurait pu dire : « Va, ta foi t'a sauvé ! » Tout le monde ne s'appelle pas « Emmanuel » !

Alain Dagnez

 

Et pour en savoir un petit peu plus, une présentation du roman par l'auteur, puis deux entretiens au choix...

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Publié le: Jeudi, 12 Mai 2016