Les salauds s’habillent en rangers...

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer
AddThis Social Bookmark Button

Roman

  Livre

Michel Bussi

Gravé dans le sable

Ca commence par une falaise en Normandie et ça finit au même endroit. Entre les deux, un grand voyage d'une quarantaine d'années. C'est un roman policier à l'intrigue compliquée qui ne finit pas de finir...

Au début, c'est l'Opération « Overlorfd ». Les Américains débarquent, il y a beaucoup de morts sur la plage dont le jeune et courageux Ranger Lucky, un antonyme. Il s'est dévoué et y a laissé sa vie. Son entrée en scène mortelle s'est faite à partir d'un tirage au sort. Il avait le N°4 voué au casse-pipe. On apprend qu'il a échangé son numéro avec Oscar Arlington, contre une promesse de don substantiel, 1,5 million de dollars à verser à sa belle fiancée, Alice Queen. Quelques rangers ont contresigné l'accord. Un assaut plus tard, Lison Munier, une belle normande, a sauvé Alan Woe, lui aussi Ranger mais également l'un des signataires. Elle le recueille, le chérit tant qu'il prend ses aises, en Normandie.

La belle Alice, en souvenir de son fiancé Lucky réclame son dû à la mère du jeune Oscar, retrouvé mort au pied de chez lui, un message de regrets à ses côtés. Mais la maman est sénatrice, a le bras long, très long, et refuse toute transaction financière. La belle Alice s'attache alors les services d'un détective, NIck, qui, outre de tomber éperdument amoureux de sa nouvelle patronne et livre, en douce et en italiques, ce qu'il ressent de cette jolie femme, remue ciel et terre pour qu'elle entre en possession de son argent.

Et nous suivrons avec grand intérêt ce qui devient progressivement un road-movie au travers des USA à la recherche de ces Rangers qui ont signé l'accord contractuel et d'Alan Woe reparti sans laisser d'adresse. De grands dangers menacent Alice et Nick, tentatives d'assassinat par explosion, par camion fou, tir à la carabine. Sans compter le coiffeur compatissant qui vient en aide aux clients en proie à ceux qui les ennuient. Puis, comble de la méfiance, on finit par se demander à quoi joue la belle Alice. C'est dire si l'on est perdu !

Le récit est palpitant et on ne décroche plus. L'auteur s'amuse de notre angoisse, joue avec nos nerfs et au fil du récit, on s'interroge. Mais que va-t-il encore inventer ?

Parfois, le lecteur pense qu'il en fait trop et qu'il allonge les mystères pour nous exténuer. Certes, le destin des romans policiers est de pérenniser le suspense mais celui-ci vous tient et pas que par la barbichette.

La scène finale mériterait, autant que l'initiale, son film tant elle est dramatiquement mise en scène. On ne dira pas, vous pensez bien, comment tout cela se termine exactement, bien ou mal mais on félicite Michel Busssi d'avoir réussi à nous accaparer pendant plus de 400 pages.

Alain Dagnez

 

Et pour en savoir un petit peu plus, une présentation du roman par l'auteur...

JavaScript est désactivé!
Pour afficher ce contenu, vous devez utiliser un navigateur compatible avec JavaScript.

Publié le: Jeudi, 07 Juillet 2016