L’assassin est à la dernière page, crénom !

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Roman

  Livre

Michel Quint

Fox-trot

Ceci est un roman policier. Habitué à ce genre bien que plus nuancé dans un précèdent opus Les amants de Francfort, premier commentaire que nous avons commis ici et qui nous avait emmené hors des frontières. Ici, une seule époque, l'avant guerre, un lieu unique, Lille et ses environs, ce qui nous réjouit tant nous sommes coutumier des Hauts de France.

De "policier", nous en avons tous les ingrédients, les loubards, les belles filles plus ou moins faciles, des policiers et un jeune innocent, Charles, héros permanent, sans oublier, les personnes louches de l'extrême droite, des croix de Feu qui se livrent à des trafics qui ne le sont pas moins.

Mais soyons précis. On a tué la veuve riche Scheppers dans hôtel, un receveur, une danseuse nue au Sphinx, Lisa Kaiser, retrouvée en dentelle Pourquoi ? Quel rapport entre ces meurtres et les événements, en pleine affaire Staviski ? Les émeutes menacent la République tandis que Mr le maire Salengro demande à Charles de jouer l'agent double pendant que son cousin Demeyer poursuit l'enquête. Mais il manque quelque chose, ah oui, une histoire d'amour ! Elle concerne Nelly, modiste expérimentée tous domaines et Charles, instituteur révoqué provisoire pour cause de coup de poing facile et de contacts très étroits non arithmétiques avec la femme de l'Inspecteur de gauche. Nelly Levandovski, modiste peu modeste, tellement amoureuse, lui montre tout sa science en galipettes laissant le jeune espion pantelant à tous les coups. On suit les héros à travers les rues aux sonorités reconnues, boulevard Faidherbe, rue Esquermoise, rue du Faubourg de Roubaix ou encore Ronchin, comme un GPS à l'ancienne !

On se régale autant pour l'histoire que par le style. On écoute les répliques et l'on se croirait chez Audiard. C'est amusant, bien envoyé, truculent, olé olé, parfois trop. Sauf que la langue n'est pas argotique mais patoisante. Savez-vous que l'on pouvait « busiller» cet art de penser tout en rêvant ? Un seul verbe pour deux actions si proches ! Ca ne suffit pas, le suspense nous tient en haleine jusqu'à la toute fin, juste après l'enterrement de Roger Salengro, héros suicidé du socialisme. Et puis la guerre va éclater, Hitler pointe déjà son nez guerrier.

Merci à l'auteur pour ce roman policier plein de verve et ces pages d'histoire régionale et nationale.

Alain Dagnez

Et pour en savoir un petit peu plus, une présentation par l'auteur lui-même...

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Publié le: Lundi, 17 Octobre 2016